Abstract
Introduction : Un diagnostic de cancer et le traitement qui s’ensuit ont une incidence significative sur la qualité de vie de la personne touchée. Il y a notamment atteinte à l’image corporelle et à la sexualité. Cependant, on a de plus en plus d’indications que les conversations sur ces conséquences ne surviennent pas souvent entre les patients atteints de cancer et leurs prestataires de soins de santé. Ceci vaut tout particulièrement pour les services ambulatoires surchargés.
Objectif : Cette étude a été entreprise afin d’explorer les perspectives des patients atteints de cancer relativement aux conversations tenues dans la pratique quotidienne sur la sexualité suite à un diagnostic de cancer. On souhaite mieux comprendre les obstacles à la tenue de ce genre de conversations.
Méthodes : Trente-deux patients atteints de cancer ont participé aux entrevues visant à explorer leurs expériences en matière de conversations sur la sexualité. Les transcriptions des entrevues ont fait l’objet d’une analyse thématique standard du contenu.
Résultats : Les patients ont décrit les nombreux changements survenant dans leur organisme du fait du traitement anticancéreux et pouvant éventuellement avoir une incidence sur leur sexualité, mais les préoccupations ou problèmes réels relatifs à la sexualité étaient grandement individualisés. Peu de patients avaient tenu des conversations sur la sexualité avec leurs prestataires de soins. La plupart jugeaient qu’il incombait à l’équipe soignante d’oncologie « d’entrouvrir la porte » sur ce sujet.
Conclusion : Les résultats confirment la notion selon laquelle peu de conversations sur la sexualité se produisent entre les patients atteints de cancer et leurs prestataires de soins. Des approches novatrices sont nécessaires afin de mieux répondre aux besoins des patients.
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ID:
29233
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fitch2013dfiscanadian