En dépit de la tradition manuscrite, qui attribue à Bertran de Born le sirventès Gent part nostre reis liouranda (BdT 80, 18), la critique récente lui refuse ce texte en prétextant que le troubadour en 1196 s’était déjà rendu moine cistercien à l’abbaye de Dalon. Une analyse plus attentive tant des données historiques à notre disposition que du code expressif utilisé dans le poème nous montre que le sirventès en question pourrait se révéler l’une des dernières compositions du seigneur de Hautefort.
In spite of the manuscript tradition, which assigns to Bertran de Born the sirventès Gent part nostre reis liouranda (BdT 80, 18), recent criticism rejects this attribution, claiming that in 1196 the troubadour became a monk and entered the Cistercian Abbey of Dalon. A closer analysis both of the historical data at our disposal and of the expressive code used in the poem shows that the sirventès could actually be one of the last compositions of the Lord of Hautefort.